Mon Pays
Dans le pays de mon père
Dire sa pensée est un outrage.
Le citoyen ne parle guère
Même l’oiseau a cessé son ramage.
Dans le pays de mes frères
On meurt d’altération.
Et la minorité qui gère
Nourrit la discrimination.
Dans le pays de mes cousins
Il n’y a que des rebelles
Des tueurs sans lendemain
Qui mènent une lutte perpétuelle.
Dans le pays de mes amis
On crie égalité et fraternité.
On prêche une liberté infinie
Qui s’acquiet avec le dollar en réalité.
Dans mon pays, jamais on ne crève.
Dans mon pays, tout est éternel.
Mon pays est bleu comme dans un rêve.
Mon pays n’est pas réel.
Ryou, 1983
J'ai ecrit ce poeme durant les annees chaudes des rebelles en amerique latine, l'apartheid en afrique et le debut sournois de l'insurection en Haiti